Reportages Club 2018

(les reportages de 1996-2017 se trouvent dans les Archives)


 

Rallye d’Automne : 29 et 30 septembre 2018

 

 

 

C’est avec beaucoup d’enthousiasme qu’une majorité de participants à notre Rallye d’Automne 2018 s’est retrouvée, dès le vendredi 28 septembre après-midi, sur le parking de la Ferme Hôtel de la Vrine au bord de la nationale 57 au nord de Pontarlier. Toutes les générations de Corvette, allant de la C3 à la C7, trouvèrent place devant la façade et furent, pour certaines, aussitôt l’objet de soins esthétiques appliqués.

 

 

La suite fut très classique après ces retrouvailles et la prise de possession des chambres : un apéritif et un dîner nous réunissent dans le brouhaha des conversations animées jusque tard dans la soirée.

 

Il fallut ensuite aller dormir et se réveiller à temps pour la distribution du road book le matin sur le parking où tous les membres du CCF, inscrits à ce Rallye, se sont retrouvés pour la première journée.

 

 

 

A seulement quelques kilomètres de la Vrine, nos voitures sont allées troubler la quiètude d’un petit coin de campagne, car pour bien commencer la journée dans ce département du Doubs touché par la sécheresse et où l’eau a été rationnée tout l’été, il fallait nous désaltérer avant de nous aventurer sur les routes ensoleillées.

 

 

C’est ce que nous avons fait à la Distillerie Bourgeois où nous avons pu goûter un peu d’eau aromatisée à l’absinthe. Cette boisson au goût anisé est obtenue par la distillation d’un mélange de plusieurs plantes dans un alambic. 

 


 

La visite et les explications du maître des lieux furent suivies par la dégustation fort appréciée, mais en quantité raisonnable, des différentes absinthes produites.

 

 

Ragaillardis, nous avons ensuite repris la route pour un joli parcours vallonné et en lacet vers le Larmont, après avoir traversé Pontarlier, où notre repas de midi nous attendait au restaurant « le Gounefay » perché à 1180 m d’altitude.

 

 

 

 

 

Tout en admirant le magnifique paysage offert à travers les grandes baies de la salle, nous avons apprécié le repas traditionnel servi pour le plus grand plaisir de tous.

 

La suite de notre parcours devait nous conduire au principal site de la journée, à savoir « le Château de Joux » construit à 900 m d’altitude et défendant une cluse, passage obligé de la route allant de la Suisse à Pontarlier.


 

 

Ce lieu fortifié fut d’abord une forteresse médiévale pour contrôler le passage dans la cluse en contre-bas. Il servit aussi de prison à la fin du XVIIIème siècle et au début du XIXème. Il y eut des prisonniers célèbres comme Mirabeau enfermé dans sa jeunesse à la demande de sa famille qui le trouvait trop turbulent ; il y eut aussi Toussaint l’Ouverture que Napoléon 1ier enferma jusqu’à sa mort qui survint assez rapidement tant les conditions de sa détention étaient dures.
Vauban perfectionna le système de fortifications sous le règne de Louis XIV pour garantir la sécurité de la frontière. Une autre enceinte, un fort de type Joffre, fut ajoutée au XIX dans le même but.
Le site fut occupé pendant la seconde guerre mondiale.
L’ensemble est très intéressant à visiter avec, outre les différentes salles et terrasses d’où la vue est magnifique, un escalier s’enfonçant dans ses entrailles pour passer près d’un puits de 128m creusé dans la roche. La sortie se faisant par les fossés et les casernements du XIXème.

 

 

 

Pour ceux qui sont curieux, il y a de nombreux sites internet sur le sujet ainsi que des guides qui entrent dans le détail de l’histoire de ce lieu.


Mieux, il y a la visite.

 

 

Une petite halte réconfortante autour d’une boisson après la sortie des souterrains attendait ceux qui en avaient envie avant de se remettre au volant de leur Corvette pour la fin du parcours de cette première journée.

 

 

Nous avons donc pris la direction du lac de Saint-Point, le 4ème plus vaste lac naturel de France, traversé par le Doubs à 849 m d’altitude. Après l’avoir dépassé et admiré sa surface argentée, une halte à la « Fruitière des Lacs » a permis à tous les gourmands (ou gourmets) de se ravitailler en fromages régionaux et fameux.

 

Les routes de notre itinéraire, toujours dépaysantes dans cette belle région, nous ont ensuite menés  jusqu’à Mouthe, la capitale du froid en France. Heureusement en cette saison, nous n’avons pas eu besoin de revêtir les moumoutes.

 

De là nous sommes  revenus à la Vrine toujours éblouis par le paysage et heureux de cette promenade d’une centaine de Km par monts, vaux et cluses au volant de nos Corvette qui avaient trouvé là des routes leur convenant tout à fait.

 

Après un brin de toilette, nous avons écouté notre Président qui a souhaité la bienvenue aux nouveaux membres au cours de l’apéritif pendant que des dames dévouées s’occupaient à vendre les articles de la traditionnelle boutique du club.

 

 

 

Notre repas du soir fut pris dans le restaurant de notre hôtel et comme de coutume fut apprécié, animé, arrosé (raisonnablement) et tardif...


La seule différence entre nos repas et « le banquet habituel de fin » d’une bande dessinée très célèbre (oui vous avez deviné), est que nous ne ligotons personne, mais pour le reste c’est pareil : nous avons nos habitudes de convivialité, nos discussions (surtout au sujet de nos Corvette), la bonne chère (de préférence abondante), les boissons (pas toujours alcoolisées pour certains) et le manque d’envie d’aller se coucher.

 

 

Le matin, c’est plus difficile pour beaucoup, il y a les yeux qui ne veulent pas s’ouvrir et ce mal de crâne qui ne disparaitra qu’une fois au volant.


Mais il faut y aller et le programme de la journée comporte un circuit de 83 km toujours à travers ces beaux paysages montagneux par ces routes sinueuses dont nos voitures sont friandes.

 

 

Le départ est donné et tout de suite c’est une « scenic road » qui va nous conduire au musée de l’horlogerie à Morteau où nous sommes attendus à 10 h pour une visite guidée.

 

 

 

Nous nous garons tant bien que mal, qui dans la cours du musée qui à l’extérieur.

 

 

La visite commence ensuite par les horloges anciennes dont certaines n’avaient que l’aiguille des heures. On vivait à un autre rythme à l’époque.

 


 

D’autres pièces magnifiques nous attendent dans les nombreuses salles de ce musée très complet et extrêmement riche en raretés et curiosités.

 

 

Ayant à une époque de ma vie professionelle travaillé chez un fabricant français d’ébauches (le mouvement d’une montre), je pourrais lasser le lecteur avec tous les commentaires et les explications possibles que je serais tenté de donner. Ce n’est pas le but de ce compte-rendu. Aussi je ne peux que vous conseiller une visite, si cela vous est possible. On a tous une montre qui semble à beaucoup un objet mystérieux. En fait, l’horlogerie est un art autant qu’une technique.

 


 

Après cette séquence du musée très instructive, dont tout le monde fut enchanté, nous nous dirigeons en bande, plutôt désorganisée, vers notre but ultime, à savoir notre restaurant pour le repas de midi à Ornans.

 



 

non sans avoir admiré au passage les beaux points de vue offerts à ceux qui savent s’arrêter !!!

 

 

 

C’est là, au restaurant « la table de Gustave », que nous nous dirons au revoir avec regret mais non sans avoir encore une fois fait honneur au repas préparé pour nous.

 


Notre président passe de table en table pour s’assurer que tout le monde a été satisfait de cette sortie, ce qui fut naturellement le cas pour les 74 participants à ce parfait dernier rallye de l’année...

 

                                               
Il faut ici adresser un grand merci aux organisateurs, Didier, Serge et Pierre ainsi qu’à leurs épouses, souvent même plus méritantes, pour nous avoir enchantés pendant ces deux jours avec ce choix de lieux et de visites.

Avec nos amis Louisa et Denis , nous avons un peu prolongé l’enchantement automobile en visitant le musée de L’Aventure Peugeot ainsi que la chaîne de montage de Sochaux.


Vous en saurez peut-être plus dans une des prochaines éditions de votre revue.

 

 

A bientôt, à l’occasion de notre assemblée générale le 19 janvier 2019 au Mans.
Oui, c’est bien un méandre dans les gorges de l’Ardèche. Le plus court chemin pour aller de Sochaux jusqu’en Limousin ???  en Corvette on ne voit vraiment pas les kilomètres passer...

 

 

Texte : Roland Leempoels
Photos : Roland Leempoels, Brigitte Frezal

 


 

Le Mans Classic : 6, 7 et 8 juillet 2018


On ne présente plus Le Mans Classic.


Il faut juste savoir que c’est le plus grand musée automobile du monde qui ouvre ses portes sur le Circuit des 24 Heures du Mans comme c’est devenu une tradition tous les deux ans.


Au programme, les courses organisées en sessions de 45 minutes. Six plateaux couvrant tous les âges depuis la création des 24 h pour les voitures ou le type de voiture ayant participé à cette course entre 1923 et 1993. Chaque plateau dispute trois sessions dont une de nuit.


A côté des courses, il y a un gigantesque rassemblement de Clubs Automobiles dans le périmètre du circuit.
C’est un musée à ciel ouvert de 8000 véhicules auxquels il faut ajouter les quelques miliers, parfois plus exceptionnels, garés sur les parkings autour du circuit.


Le Corvette club de France était présent comme à chaque fois pour cet événement.
Un grand merci aux membres du Bureau qui autour du président ont oeuvré depuis des mois et encore ce weekend pour tout organiser.

 

 

Le vendredi il y avait eu les tours de piste pour ceux qui les avaient réservés et le samedi, sous un soleil très chaud, c’était le grand rassemblement, sur le parking du club, des membres du CCF et des invités de Chassay venus aussi en Camaro.


L’apéritif offert par Chassay a été très apprécié par tous comme en témoignent les photos. Il y avait foule autour de la tente du club et notre président a eu du mal à se faire entendre pour son allocution de bienvenue et pour exprimer les remerciements du club à Romain Chassay présent également.

 

 

 

 

Chacun partit ensuite voir le spectacle autour du circuit et pour votre serviteur, il y eut la visite des paddocks, le Village et son animation, la visite du musée des 24h , et enfin les courses. Voici quelques photos qui vous en diront plus que je ne saurais le faire. Deux vidéos du départ du plateau 3 ('57-'61) et plateau 4 ('62-'65) sont aussi disponibles.

 


J’espère que cette brève relation de cette sortie de votre club vous donnera envie de venir voir par vous-même la prochaine édition en 2020. C’est à faire au moins une fois, absolument. Ensuite on y revient à chaque fois.

 

Roland Leempoels

 


 

Le National - Pau et les Pyrénées : 1, 2 et 3 juin 2018

 

Pour commencer, voici les agapes préliminaires de certains, le 31 Mai, au cours de ce qui semble avoir été un difficile parcours de ralliement.

 

 

Et le lendemain premier juin : les choses sérieuses commencent sur le circuit de Pau Arnos !

 

 

 

 

Une vingtaine de voitures étaient inscrites pour des tours de piste sur ce circuit plutôt technique.

 

 

 

Le rendez-vous était en fin de matinée du vendredi et après avoir aligné les voitures dans le paddock sous un chaud soleil, un repas nous fut servi dans un hangar des stands. Après le régime de la veille pour certains, il fallait bien reprendre des forces avant les épreuves.

 

 

Les épreuves en question ont commencé par une reconnaissance de la piste sous la forme d’une parade des voitures sagement alignées derrière la voiture de sécurité.

                                                        

 

Ensuite un commissaire de piste les a fait se ranger en épis devant les stands et les équipages sont allés s’acquitter des formalités administratives.

 

 

Un briefing des pilotes eut ensuite lieu en salle de cours où un moniteur donna des consignes de sécurité et surtout des conseils techniques pour négocier au mieux chacun des virages du circuit. Certains étant très piégeux comme l’enchaînement après la ligne droite des stands.

 

 

Forts de toutes les informations reçues, les pilotes prirent rapidement la piste et ce fut un après-midi

 


absolument extraordinaire pour tous. Y compris pour les personnes en bord de piste qui ont apprécié ce spectacle au son des V8.


Mon ami Denis, « le spécialiste de la piste », m’a emmené pour quelques tours à bord de sa ZR-1 bleue très spéciale avec son pont très, très court, ce qui transforme cette voiture en bête de piste. Je dois dire que c’est une expérience que je n’oublierai pas. Merci Denis pour ces tours et la qualité de ton pilotage. Ma ZR-1, quant à elle, est restée avec son rapport de pont d’origine, c'est une GT pour faire de longues étapes à grande vitesse (quand c’était possible) sans trop de fatigue. Ce sont bien deux ZR-1 mais en définitive complétement différentes pour les sensations distillées.

 

 

Voilà, c’est déjà fini...en route pour notre hôtel à Pau où ceux qui ne faisaient pas de circuit nous rejoignent. Nous allons y passer deux ou trois nuits selon le choix de chacun...


Tout de suite c’est l’installation de la boutique par les dévoués membres qui la gèrent pendant que les autres se partagent entre les achats et l’apéritif.

 

 

Vient ensuite le dîner du soir pris à l’hôtel et animé par Serge

 


qui fait l’article pour un béret basque...

 

 

à moins que ce ne soit pour un couvre volant ?

 


Chacun choisira.

 

Le lendemain nous sommes au grand complet avec plus de trente voitures sur le parking de l’hôtel.
Le roadbook va nous emmener dans un périple de 60 km le matin dans la vallée de l'Ossau. L’après-midi, 88 km sont au programme avec un passage au col d’Aubisque suivi de la visite des grottes de Bétharram avant notre retour à Pau pour le repas du soir à l'Hippodrome.

 

 

Nous allons traverser une région avec des panoramas exceptionnels mais pour commencer nous allons humer l’odeur des brebis et des chèvres qui donnent leur lait pour la fabrication des fromages des Pyrénées.

 


Après avoir garé nos montures comme nous le pouvions à la ferme Guédot, nous avons été accueillis par un des propriétaires sympathique qui nous a longuement expliqué les activités qui s’y déroulaient pour aboutir plusieurs mois plus tard à un fromage affiné. La passion de son métier s’exprimait à chacune de ses phrases et tandis qu’il parlait je suis allé prendre quelques photos des brebis à l’heure de la distribution du fourrage, sous la surveillance d’un chien Patou. Cela m’a rappelé une histoire que je comprends mieux maintenant et que je ne résiste pas à vous livrer ici.

 


 

Après cette petite récréation, revenons aux choses sérieuses et importantes, à savoir la visite de la chambre d’affinage où passent trente tonnes de fromages par an et surtout la dégustation des dits fromages. C’est vrai, il nous avait mis l’eau à la bouche avec toutes ces évocations de saveurs fromagères incomparables !

 


Ensuite d’aucuns achetèrent, ou pas, un fromage avant de reprendre la route vers notre étape de midi.

 

 

 

Après avoir traversé Eaux Bonnes, un chalet du Club Alpin Français nous attendait aux « Chalets d’Ossau » avec une magnifique vue sur les montagnes environnantes offerte à nos yeux pendant l’apéritif.

 

 


Le menu, du très bon repas servi ensuite, fut très couleur locale comme en témoignent les photos qui suivent.

 

 

Un petit café sur tout cela et nous avons remis nos moteurs en marche pour traverser Gourette et entamer la montée du col d’Aubisque par une route construite à la demande de l’Impératrice Eugénie.


Derrière nos V8, cela n’a rien de difficile ni de comparable avec les exploits des coureurs du tour de France qui depuis des décennies peinent sur ces pentes au soleil. Quelques « petits » vélos au sommet illustrent ces « grands » moments.

 

 

 

 

 

Ayant bien profité du brouillard qui hélas bouchait la vue imprenable normalement disponible depuis le parking de l’Hôtel d’Aubisque, nous nous sommes résolus à nous risquer dans la descente. Elle fut suivie de la montée vers le col de Soulor avec au passage quelques chevaux pottok, moutons et vaches au bord de la route.


Il y a même quelqu’un qui a arrêté tout le monde pour prendre une photo de la vache regardant le train... de Corvette. C’était Serge, mais vous aviez deviné.


A part cela, le parcours entre les deux cols par une route en corniche vaut vraiment le déplacement.

 

 

 

 

Au Soulor nous avons bifurqué à gauche vers Arthez-d’Asson et les grottes de Bétharram où nous sommes arrivés sous la pluie, très heureux de pouvoir nous y abriter.

 

 

Je ne vais pas m’étendre sur cette visite qui elle aussi est un incontournable de la région.

 

 

 

Sachez seulement qu’elles sont immenses avec des salles magnifiques, elles sont aussi très profondes, on y marche longtemps, on y rencontre une rivière, on y prend un bateau puis un petit train pour pouvoir ressortir dans le département voisin.

 


Ces deux-là se seront rejointes dans quelques dizaines de milliers d’années, inutile d’attendre.

 

 

Retour à notre hôtel à Pau pour que ces dames se préparent pour le dîner de gala qui a lieu à l’hippodrome.
C’est un très bel endroit où nous garons nos Corvette devant la tribune à la lumière d’un soleil couchant bien agréable. Devant nous tout l’espace du champ de course se déroule mais sans les chevaux hélas.

 

 

Une aubade de musique traditionnelle nous est alors donnée par un groupe de musiciens et chanteurs, sur les gradins des tribunes où l’apéritif est servi.

 

 

L’ambiance est à la détente et la boutique offre à nouveau à tous les amateurs ses articles au logo du club.

 

 

Le repas est pris ensuite dans le restaurant où se retrouvent en général les propriétaires de chevaux lors des courses.

 

 

Tout le monde apprécie les plats gastronomiques servis dont les photos prises par Brigitte nous mettent encore l’eau à la bouche.

 

 

Les discussions autour des tables durèrent assez tard dans la soirée tellement l’endroit et la compagnie étaient agréables puis ce fut la fin de la deuxième journée et le dodo pour être en forme demain matin.

 

 

Le rendez-vous du matin est encore fixé sur le parking du Novotel et le roadbook nous annonce la visite de Pau et une boucle de 50 km l’après-midi dans les coteaux du Jurançon.

 

Pour commencer nous allons voir deux belles villas Avenue de Trespoey. Ces demeures furent construites au XIXème siècle par de riches anglais qui venaient profiter du climat de Pau pendant l’hiver après que le docteur écossais Alexander Taylor ait recommandé cette cure hivernale dans un ouvrage traduit partout en Europe. La colonie anglaise introduit le golf, le steeple-chase (le plus redoutable d’Europe après Liverpool), la chasse au renard... entre autres.

 

 

Ces demeures sont magnifiques ainsi que leurs jardins et la vue sur les sommets des Pyrénées.
A noter que certaines parties de ces villas ont été construites de façon traditionnelle locale avec des galets du gave de Pau.


L’une d’elles est devenue un hôtel qui a accueilli de nombreuses célébrités dont beaucoup de coureurs automobile comme Fangio par exemple.

 

 

                  

La transition est ainsi toute trouvée pour en arriver à notre visite suivante, à savoir deux tours sur le circuit en ville du Grand Prix de Pau et du Grand Prix de Pau historique encore aménagé après les récentes épreuves. Ce circuit évoque un peu le circuit de Monaco avec une montée et un passage devant le casino avant de redescendre vers le quartier bas de la gare où se trouvent la grille et les stands.

 

 

 

Après ces deux tours et après avoir été rejoints par ceux qui s’étaient égarés dans la ville, toutes nos Corvette ont été garées devant la pièce d’eau du Casino. De là, nous sommes partis à pied par le magnifique et incontournable boulevard des Pyrénées, visiter le château qui a vu naître Henri IV.

 

 

La vue depuis ce boulevard en terrasse est certainement une des plus belles de France avec une succession de plans dans des gradients de lumières et de couleurs allant du vert sombre à la couronne  blanche des sommets enneigés et en passant par de nombreuses nuances de vert, de brun et de gris quand le ciel est clair.

 


Pour nous, en guise de sommets enneigés nous avons eu droit à des nuages mais heureusement blancs également. On se console comme on peut.

 

 

La visite du château est très intéressante mais je ne vais pas vous la détailler ici car ce n’est pas le propos de ce reportage. Il y a de bons guides pour cela et je vous engage à vous y reporter.

 

 

 

Une exception pour la carapace de tortue qui aurait servi de berceau au futur roi de France et son célèbre panache blanc au-dessus.

 

 


 

De retour au casino par les rues de la ville, nous avons déjeuné dans les belles et grandes salles de cet édifice.

 

 

Au menu : la « poule au pot » naturellement. C’était obligatoire.

 

 

 

Une petite photo de famille et en route pour les coteaux du Jurançon, ses vignobles et ses caves où nous avons dégusté les excellents vins de cette région où il fait vraiment bon vivre.

 

 

 

Beaucoup d’entre nous sont repartis le coffre un peu plus chargé de quelques caisses du nectar local.
Pour beaucoup ce fut ensuite le départ après ces trois journées magnifiques passées ensemble dans cette région dont on ne peut se lasser.

 

Pour quelques autres, ceux qui ont le temps, on va dire ça comme ça, il y avait un dernier repas pris dans une cidrerie très originale, ouverte spécialement pour nous le dimanche soir.


Après une dernière nuit à notre hôtel, c’est hélas le grand départ pour tout le monde.


Rendez-vous est pris pour le Rallye d’Automne dans le Haut Doubs

 

 

Il reste encore à dire un grand merci aux organisateurs de ce Rallye qui fut parfait malgré une météo parfois contrariante mais habituelle au pied des Pyrénées. Il nous faut remercier tout spécialement Joël Fort notre trésorier et local de l’étape qui a tout organisé.

 

Avec Denis et Louisa nous sommes remontés par le chemin des écoliers en passant par Bozoul, Cordes sur Ciel...

 

 

pour aller satisfaire notre passion de la voiture ancienne près de Vichy.
Mais là j’empiète sur le domaine de Denis qui vous fera une relation de ce séjour dans une prochaine revue du CCF.

Alors, juste une mise en bouche avec ces photos.

 

 

 

A bientôt.

 

Photos : Isabelle, Brigitte, Serge, Denis, Roland.

 


Le Rallye de Printemps du CCF au Pays de Caux : 24 au 25 mars 2018

 

Bien qu’il n’eût de printemps que le nom, cette année, compte tenu d’une température encore désespérément hivernale en mars sur la France, le Rallye de Printemps du CCF aura malgré cela réuni quarante-sept Corvette du club avec leurs quatre-vingt-six courageux occupants. Heureusement le deuxième jour de notre rallye, le soleil fit enfin son apparition et fit scintiller les carrosseries de nos Corvette.

 

 

Entre quinze et vingt équipages avaient devancé l’appel en se retrouvant dès le vendredi 23 au soir à l’Hôtel Dormy House à Etretat. Une bonne et joyeuse tablée constitua pour eux l’essentiel de la soirée. Les voyages en Corvette donnent faim et soif, c’est bien connu. Surtout quand on est allé sortir sa nouvelle C7 de chez Chassay le matin même.

 

 

Le Rallye commença officiellement le lendemain matin, samedi 24 mars à Saint Valery en Caux, par le rassemblement des 47 voitures et équipages, prévu à 11h 45 sur le parking du Casino.

 

 

Là, eut lieu la distribution du Road Book sorti tout droit de la C5 jaune de notre président. S’en est suivi une séance de lecture assidue qui a ouvert l’appétit à tout le monde. Heureusement, le réconfort d’une agréable salle à manger nous a tous réunis pour un repas fort apprécié dans le restaurant du Casino.


Pendant que nous mangions, des falaises impressionnantes montaient la garde près de nos montures. L’ambiance et la chaleur aidant, certains se sont sentis emportés par un sentiment patriotique irrépressible et un besoin urgent de contempler le drapeau français. Qu’à cela ne tienne, nous avions tout ce qu’il fallait sous la main.

 

 

Mais la vraie question était et restera : étaient-ce les couleurs Françaises ou celles des USA que nous contemplions là ? Chacun répondra comme il le veut.


L’après-midi fut consacré à un beau parcours de 74 km à l’intérieur du Pays de Caux avec quelques jalons remarquables comme le Château de Cany qui fut un fief du Roi d’Angleterre avant de revenir à la couronne Française en 1204. Nous avons ensuite longé La Durdent, petit fleuve côtier de 24 km dont la vallée abrite de nombreux moulins. Les fermes du Pays de Caux « les Clos Masures » parsemaient le paysage avec leurs talus plantés de grands arbres et leurs bâtiments épars. Tout cela nous conduisit à « la Maison des Traditions Normandes » où nous étions attendus pour une visite guidée de ce musée. Les quelques photos, ici, vous donneront une idée de ce que nous avons pu y voir avec parfois l’émotion de retrouver, pour certains d’entre nous, des bribes de notre jeunesse à la vue de certains objets ou outils.

 

 

Personne toutefois n’a vraiment insisté pour échanger sa Corvette contre une de ces deux, pourtant très belles, voitures hippomobiles. Il y avait pourtant tout ce qu’il fallait pour atteler.

 

 

Après cette plongée dans les Traditions Normandes, une autre tradition nous attendait dans l’une des salles, à savoir une incontournable dégustation de très bons cidres, agrémentée de celle de quelques sucreries locales. La boutique du musée fut ensuite dévalisée, la preuve que tout était très bon.


Nos Corvette ont ensuite à nouveau fait entendre leurs échappements graves et sonores et ont retrouvé la route qui toujours à travers les villages et les « valleuses » va nous conduire jusqu’à Etretat où le rassemblement se fera autour de la Chapelle de Notre Dame de la Garde sur la hauteur amont qui domine Etretat et d’où l’on voit l’Aiguille en aval du bourg.


C’est également le point où l’avion de Nungesser et Coli a été vu pour la dernière fois lors de la tentative de la traversée de l’Atlantique d’est en ouest, le 8 mai 1927 à 6h 05 du matin, soit quarante-cinq minutes après son décollage laborieux du Bourget. On ne sait toujours pas avec certitude quel destin attendait l’avion et l’équipage après avoir disparu dans la Manche brumeuse.

 


 

L’hôtel Dormy House était encore, mais pour tout le monde cette fois, notre quartier général pour la soirée et pour la nuit. Un apéritif nous y attendait ainsi qu’un excellent repas.

 

Avant cela, Didier notre Président, officia pour accueillir les nouveaux membres du club, au nombre de trois à cette occasion. La boutique déploya ses articles et les commerçants ne furent pas les derniers à célébrer l’instant, et l’activité y était aussi intense que celle autour du bar.


Nous devons ici remercier Serge et Fanfan ainsi que les aides occasionnelles qui, rallye après rallye, sont toujours là, fidèles au poste, pour vous offrir tous ces articles aux couleurs de notre club.


Achetez, achetez, si ce n’est pas pour vous, faites-le pour offrir autour de vous.


Non ! Je ne fais pas de pub ! Pas du tout !

 

 

Tout apéritif se doit d’être suivi d’un bon et convivial repas. Je peux vous affirmer que ce fut bien le cas et que le menu et la qualité de la cuisine furent plus qu’à la hauteur de nos attentes avec une Mise en Bouche, puis Le Crabe des Neiges façon Tartare aux agrumes suivi d’un Dos de Cabillaud piqué à la vanille et son Crémeux de carottes et petit légumes.

 

 

On parla beaucoup de Corvette mais pas seulement et les conversations diverses et parfois variées continuèrent tard dans la soirée après la dégustation de « La Pomme : Façon Tarte Ledun, Caramel demi-sel, Sorbet Cidre ». Les amateurs purent ensuite boire un bon café tout en contemplant la vue sur Etretat illuminé.
Je ne parlerai pas des vins car c’est devenu politiquement incorrect de parler de l’alcool mais cela ne nous a pas empêchés de les boire tous avec grand plaisir. Ce qui est le principal après tout, surtout lors d’une étape du soir.

 

 

Le rendez-vous pour le lendemain était fixé à 9h 15 sur le parking de l’hôtel avec ensuite un emplacement prévu pour nos voitures dans le centre d’Etretat et la visite libre de la ville et du bord de mer.

 

 

A 11h le cortège de Corvette se remit en route en grondant pour un périple de 54 km via Fécamp, (port de pêche morutière du XIX -ème siècle au début du XX -ème), et Cany  puis, vers la charmante petite station balnéaire de Veulette dont la plage de gros galets est la plus longue du Pays de Caux. Quelques belles villas nous saluent au passage. Le lieu est manifestement apprécié par les vacanciers.

 

 

Nous entamons ensuite la dernière étape qui doit nous conduire à Sassetot-le-Mauconduit où notre repas du dimanche midi sera servi au Château de Sassetot dit le Château de Sissi, devant lequel nos Corvette se rangèrent pour la dernière parade du week-end.

 

 

Ce Château abritant maintenant un hôtel restaurant a en effet accueilli l’Impératrice Elisabeth d’Autriche pendant quelques semaines en 1875 pour que sa fille de santé fragile, l’Archiduchesse Marie Valérie âgée de sept ans, puisse séjourner au bord d’une mer très iodée. Vous pouvez lire toute l’histoire de cet événement ici à la fin de cet article.
Apéritif et boutique sur le perron précédèrent ce repas au Menu Princier (c’était son nom), servi dans les salons du Château sous le regard de l’Impératrice Sissi.


Cette fois le soleil était de la partie et la température était agréable.

 

 

 

Avant de sacrifier au rituel du repas, nous avons une fois de plus célébré les couleurs de la France ou des USA, au choix, avec nos voitures devant le Château. La photos de groupe a ensuite suivi ce nouvel élan de patriotisme automobile transatlantique.

 

 

Tout le monde apprécia les excellents plats servis tout en regrettant que cette magnifique sortie organisée avec talent par Serge et Fanfan ainsi que Didier et Mano, prenne déjà fin. Nous avons tous emmagasiné les très belles images des paysages du Pays de Caux et également apprécié la grande qualité de toutes les prestations qui nous furent réservées. Encore merci aux organisateurs qui ont consacré beaucoup de leur temps pour la pleine réussite de ce Rallye.

 

 

Puis ce fut le temps des au revoir et  des rendez-vous pris pour le National à Pau et dans les Pyrénées où nous vous espérons très nombreux du premier au trois juin prochain.
La région vaut vraiment le voyage !

 

 

Chacun organisa son retour à sa convenance en ce dimanche après-midi et les Corvette, moteur grondant, se dispersèrent à regret.


Ma femme et moi, pour notre part, prîmes le chemin des écoliers par la Bretagne en saluant au passage Chateaubriand, comme en témoignent ces dernières photos prises alors. Cette petite escapade de deux jours supplémentaires sur le chemin du retour a encore magnifié le plaisir de ce Rallye de Printemps très réussi.

 

 

J’ai oublié de mentionner que nos Corvette avaient eu les honneurs de la presse locale. Une certaine ZR-1 bleue plus que d’autres d’ailleurs ! Y aurait-il du favoritisme ?


A bientôt.


Texte et photos Roland Leempoels.

 

 


L'AG 2018 - Tours : 20 janvier 2018

 

Il semblerait qu'une habitude - parler d'une tradition serait peut-être prématuré - soit en passe de s'établir concernant le lieu de rassemblement des participants à l'AG de notre club. En effet pour la troisième fois consécutive, nous nous sommes retrouvés le samedi 20 janvier aux alentours de 15 h dans le temple de la Corvette à Tours. Je veux parler des « Automobiles Chassay » qui nous a accueillis avec beaucoup de gentillesse et nous a permis de rêver pendant près de deux heures au milieu des derniers modèles de notre jouet préféré.

Je ne parlerai pas des tentations que cela a suscité et auxquelles certains d'entre nous ont manifestement succombé ! Les autres se sont contentés du rêve et du magnifique et délicieux buffet offert par notre hôte, Pierre Chassay, aux cinquante-quatre personnes qui avaient répondu présents à l'invitation du Club.

 

Parmi toutes les C7 en exposition, la « Carbon 65 » était manifestement mise en vedette dans sa très belle robe « Ceramic Matrix Grey » (un gris bleuté très clair).

 

Cette série, limitée en principe à 650 exemplaires, est là pour célébrer les 65 ans de la Corvette et on aimerait tous l'avoir en cadeau d'anniversaire !

L’édition « Carbon 65 » se décline sur la GS et la Z06, en coupé et cabriolet. Mais le temps passe vite avec toutes ces émotions et l'heure de notre AG approchant, nous nous sommes résolus à quitter ces lieux enchanteurs, et à gagner l'hôtel Mercure où notre assemblée devait se tenir.

 

Je ne m'étendrai pas sur celle-ci puisque le compte-rendu figure dans la rubrique « Membres / Téléchargements de documents ».

 

Je me contenterai de dire que tout s'est très bien passé dans une ambiance chaleureuse avec des participants très attentifs. Les motions ont toutes été votées à l'unanimité et il n'y avait pas d'élection au bureau cette année.

 

Le moment de l'apéritif qui a suivi la réunion a été comme toujours un moment d'échanges agréables avant de passer à table pour déguster l'excellent repas qui clôturait cette belle mais trop courte journée.

 

Rendez-vous au Pays de Caux pour notre sortie de printemps les 24 et 25 Mars.

 

Reortage : Roland Leempoels